Si l'on s'attendait à une hausse des taux d'intérêt sur les crédits, alors après la chute de septembre, une dizaine de banques françaises ont baissé les taux d'intérêt sur les crédits immobiliers en octobre. Et cela pour convaincre encore plus de candidats, désormais plus qualifiés, de contracter un prêt.

Les banques attaquées

Si vous envisagez d'acheter une propriété, vous avez sûrement déjà remarqué que certaines banques ont décidé de baisser les taux d'intérêt sur les prêts. Faites face à toute concurrence et convainquez plus de candidats à un prêt de prendre une décision, même pour les profils les plus complexes. C'est ainsi que peut se résumer la stratégie des banques ; compte tenu du climat d'attente qui régnait depuis la rentrée 2017, sans oublier l'élection de Macron.

La deuxième raison de la baisse des taux d'intérêt pourrait être le fait que certains établissements bancaires souhaiteraient bien terminer l'année. Il y a donc la question de la tenue des dossiers hypothécaires afin de bien se préparer également pour 2018.

Taux d'intérêt inférieur à 2 % pour toutes les conditions de prêt

Il y a un tel constat : près de 9 banques sur 10 proposent des prêteurs immobiliers avec des taux de crédit immobilier inférieurs à 2,10 % sur 20 ans. Cependant, 7 agences sur 10 proposent des taux inférieurs à 1,90 %. En effet, le courtier Meilleurtaux.com a constaté que le taux moyen des crédits immobiliers hors assurance sur 20 ans était de 1,74 %.

Il en va de même pour le leader français du courtage Cafpi. En septembre, le taux d'intérêt des crédits immobiliers hors assurance sur 20 ans était de 1,63 %. Hervé Hatt, PDG de Meilleurtaux. com, puis déclare que la situation n'a pas beaucoup changé depuis un an. Il ajoute que :

Pour un prêt moyen de 200 000 euros sur 20 ans, la mensualité a augmenté de 13 euros et la charge d'intérêt sur l'ensemble du prêt a augmenté de 3 000 euros.

Vous l'aurez sans doute compris, ces taux actuellement inférieurs à 2% permettent de profiter d'un prêt avec des revenus moindres. Et cela est contraire à ce qui était possible il y a quelques années. Un ménage de deux salariés n'aura donc besoin que de 2 220 euros nets par mois pour pouvoir emprunter 150 000 euros.